Jean des Cars avait toutes les cartes en main pour se lancer dans l'écriture. Son père Guy des Cars fut, des années 50 jusqu'à la fin des années 80, un auteur renommé dont les romans se sont vendus à plusieurs millions d'exemplaires. De cette littérature parfois décriée, Guy des Cars s'était lui-même surnommé Guy des Gares, son fils a gardé un goût pour le romanesque mais surtout pour le travail d'écriture.Pourtant, après une carrière dans le journalisme à Paris-Match ou au Figaro, c'est dans l'essai historique que Jean...
Une sélection de livres à offrir... ou s'offrir de Jean Cars (des) - Présentation - Suite
Philippe Chauveau :Bonjour, Jean des Cars, merci de nous accueillir chez vous, devant cette bibliothèque qui fait rêver. J'imagine que c'est votre lieu de travail, c'est ici que vous trouvez l'inspiration, que vous fouillez pour trouver les sujets de vos prochain livres ?Jean des Cars :Alors les sujets je les trouve dans l'actualité ou dans mes recherches historiques mais je ne pourrait pas travailler dans un endroit où il n'y est pas le papier. Le papier sous forme de livres, sous forme de journaux, de dossiers, d'archives.C'est...
Une sélection de livres à offrir... ou s'offrir de Jean Cars (des) - Portrait - Suite
Philippe Chauveau :Dans ce nouveau titre, Jean des Cars, on est en plein cœur de l'actualité en pleine commémoration du premier conflit mondial. Vous avez choisi de nous raconter cette période à travers les familles régnantes de l'Europe d'alors. Ce qui est intéressant dans le livre c'est que vous nous parlez de ces familles avant, pendant et après le conflit, c'est un sujet qui n'avais jamais été abordé sous cet angle là.Jean des Cars : Et bien vous êtes gentil de le remarquer, j'ose prétendre que ce livre n'existait pas....
Une sélection de livres à offrir... ou s'offrir de Jean Cars (des) - Le livre - Suite
Jean des Cars
Le sceptre et le sang
Présentation 2'35Jean des Cars avait toutes les cartes en main pour se lancer dans l'écriture. Son père Guy des Cars fut, des années 50 jusqu'à la fin des années 80, un auteur renommé dont les romans se sont vendus à plusieurs millions d'exemplaires.
De cette littérature parfois décriée, Guy des Cars s'était lui-même surnommé Guy des Gares, son fils a gardé un goût pour le romanesque mais surtout pour le travail d'écriture.
Pourtant, après une carrière dans le journalisme à Paris-Match ou au Figaro, c'est dans l'essai historique que Jean des Cars a choisi de s'illustrer et il est aujourd'hui considéré comme l'un des fils spirituels d'André Castelot ou Alain Decaux.
Sollicité pour des conférences, des débats, des voyages thématiques ou de nombreuses émissions télévisées, Jean des Cars a publié près d'une quarantaine d'ouvrages historiques salués par la critique.
Méthodique, n'hésitant pas à parcourir le monde à la recherche de preuves et de témoignages inédits, accumulant archives et documents privés, Jean des Cars a un talent inimitable pour raconter l'Histoire avec un H majuscule.
Et s'il s'intéresse aux personnalités illustres, et plus spécialement les têtes couronnées d'hier, c'est avant tout pour les montrer sous leur jour le plus humain, le plus authentique. Avec une prédilection pour le XIXème siècle qui a façonné notre monde contemporain,
Jean des Cars a publié des biographies d'Elisabeth d'Autriche, de Louis II de Bavière, de l'impératrice Eugénie ou encore du baron Haussmann sans oublier ses ouvrages consacrés au Romanov, aux Habsbourg, aux Windsor ou encore à la famille de Monaco.
Dans un autre registre, passionné par le rail, on lui doit des lires sur l'histoire des chemins de fer ou les trains mythiques.
Dans son nouveau titre « Le sceptre et le sang » et à l'heure de la commémoration du premier conflit mondial, Jean des Cars nous rappelle qu'en 1914, la plupart des états engagés dans la guerre étaient des monarchies.
Pourquoi, alors que tous ces monarques étaient plus ou moins cousins, le conflit n'a-t-il pas pu être évité ? Quels furent le rôle et le comportement de ces souverains au cœur des combats et qu'advint-il d'eux après l'Armistice ?
Autant de points que Jean des Cars soulève dans ce livre passionnant, qui se lit comme un roman tant ces personnages historiques dévoilent des esprits complexes, des histoires intimes, emportés par le tourbillon de l'Histoire.
Une autre vision de la 1ère Guerre mondiale. « Le sceptre et le sang » de Jean des Cars est publié chez Perrin et Jean des Cars est sur WTC.
Jean des Cars avait toutes les cartes en main pour se lancer dans l'écriture. Son père Guy des Cars fut, des années 50 jusqu'à la fin des années 80, un auteur renommé dont les romans se sont vendus à plusieurs millions d'exemplaires.
De cette littérature parfois décriée, Guy des Cars s'était lui-même surnommé Guy des Gares, son fils a gardé un goût pour le romanesque mais surtout pour le travail d'écriture.
Pourtant, après une carrière dans le journalisme à Paris-Match ou au Figaro, c'est dans l'essai historique que Jean des Cars a choisi de s'illustrer et il est aujourd'hui considéré comme l'un des fils spirituels d'André Castelot ou Alain Decaux.
Sollicité pour des conférences, des débats, des voyages thématiques ou de nombreuses émissions télévisées, Jean des Cars a publié près d'une quarantaine d'ouvrages historiques salués par la critique.
Méthodique, n'hésitant pas à parcourir le monde à la recherche de preuves et de témoignages inédits, accumulant archives et documents privés, Jean des Cars a un talent inimitable pour raconter l'Histoire avec un H majuscule.
Et s'il s'intéresse aux personnalités illustres, et plus spécialement les têtes couronnées d'hier, c'est avant tout pour les montrer sous leur jour le plus humain, le plus authentique. Avec une prédilection pour le XIXème siècle qui a façonné notre monde contemporain,
Jean des Cars a publié des biographies d'Élisabeth d'Autriche, de Louis II de Bavière, de l'impératrice Eugénie ou encore du baron Haussmann sans oublier ses ouvrages consacrés au Romanov, aux Habsbourg, aux Windsor ou encore à la famille de Monaco.
Dans un autre registre, passionné par le rail, on lui doit des lires sur l'histoire des chemins de fer ou les trains mythiques.
Dans son nouveau titre « Le sceptre et le sang » et à l'heure de la commémoration du premier conflit mondial, Jean des Cars nous rappelle qu'en 1914, la plupart des états engagés dans la guerre étaient des monarchies.
Pourquoi, alors que tous ces monarques étaient plus ou moins cousins, le conflit n'a-t-il pas pu être évité ? Quels furent le rôle et le comportement de ces souverains au cœur des combats et qu'advint-il d'eux après l'Armistice ?
Autant de points que Jean des Cars soulève dans ce livre passionnant, qui se lit comme un roman tant ces personnages historiques dévoilent des esprits complexes, des histoires intimes, emportés par le tourbillon de l'Histoire.
Une autre vision de la 1ère Guerre mondiale. « Le sceptre et le sang » de Jean des Cars est publié chez Perrin et Jean des Cars est sur WTC.
Jean des Cars
Le sceptre et le sang
Portrait 5'23Bonjour, Jean des Cars, merci de nous accueillir chez vous, devant cette bibliothèque qui fait rêver. J'imagine que c'est votre lieu de travail, c'est ici que vous trouvez l'inspiration, que vous fouillez pour trouver les sujets de vos prochain livres ?
Alors les sujets je les trouve dans l'actualité ou dans mes recherches historiques mais je ne pourrait pas travailler dans un endroit où il n'y est pas le papier. Le papier sous forme de livres, sous forme de journaux, de dossiers, d'archives.
C'est ma matière, mon oxygène. Ce qui ne veux pas dire que je suis contre les techniques actuelles, la preuve je suis avec vous, mais à conditions qu'elles reviennent ou qu'elles partent de l'écrit ou l'accompagne. Et je m'astreint chaque jour à écrire une lettre au stylo à plume.
Le livre, l'écriture, c'est un univers dans lequel vous avez baigné depuis votre plus tendre enfance ?
Oui, parce que mon père, Guy des Cars était vraiment un homme de plume, au sens propre car je le voyais écrire avec une plume à l'ancienne dans les années 50.
Quels souvenirs gardez-vous de votre père, lorsque vous l'accompagniez à sa table de travail et comment essayez-vous de faire vivre son œuvre et sa notoriété ?
Je garde le souvenir d'un homme très impressionnant qui se battait avec les lettres, avec les mots comme le lui avait dit Colette. Et qui travaillait seul, un journal du soir l'a accusé d'avoir des nègres. Non, ce n'étais pas son genre, d'abord parce que son caractère n'aurait pas supporté
Il faisait toujours tout lui-même, c'était un lecteur passionné de faits divers et il partait toujours d'un point de départ réel.
Le vendredi soir, j'étais le plus heureux des fils parce que j'aillais avoir mon père pour moi. J'aillais le voir travailler, je poussais la porte, je l'entendais et il répétait ses textes et j'avais l'impression, toutes proportions gardées, que c'était Flaubert dans son gueuloir.
Et le dimanche soir quand j'ai eu l'age de comprendre, à maman et à moi il lisait ce qu'il avait écrit. J'ai beaucoup d'admiration pour lui, parce qu'il travaillait seul et avec ce vieux patronyme du Limousin il s'est trouvé un pseudonyme : Guy des Gares.
C'est lui qui l'a trouvé en 1962 au buffet de la Gare de Lyon, j'en suis témoin et ce ne sont pas les critiques coincées qui l'on trouvé, on lui en a voulu beaucoup. Alors là, je vais être très franc, en France on aime pas le succès, surtout quand il dure.
On adore les talents obscures, on adore découvrir les gens, que ce soit dans le théâtre, let j'en ai beaucoup souffert, et il n'y a pas longtemps un universitaire vient me voir lors d'une dédicace, et il me dit « Alors on a repris le commerce de papa ».
Je lui ai répondu, « pour votre information le commerce est devenu une grande surface ».
Et alors ce goût pour l'Histoire, encore une fois ce sont les racines familiales qui sont revenues ?
Si c'est le cas, c'est inconscient, mais en réalité c'est par la géographie que j'en suis venu à l'Histoire, d'ailleurs Napoléon disait il y a une chose qui ne change pas en Histoire, c'est la géographie. C'est en étant journaliste, envoyé spécial, au Japon, au Chili
Que je me suis aperçu que beaucoup de gens parlait de pays, de personnages sans en connaître l'histoire.
Jean des Cars, vous avez une autre passion, qu'on va évoquer brièvement, mais ce sont les trains, vous avez fait un dictionnaire amoureux des trains, pourquoi cette fascination ? C'est à la fois le goût de la liberté et de l'Histoire ?
Exactement, et puis Joseph Kessel avait raison quand il dit dans son roman « Wagon-lits en partant vers Riga », « le miracle est à l'intérieur de cette boîte vernie ». J'adore les trains de nuit et j'anime des voyages avec des trains aujourd'hui.
J'ose le dire, je fais parti des gens qui ont remis à la mode l'Orient-express. Pourquoi ? Parce que j'ai été conducteur des wagons-lits sur le Paris-Istanbul donc j'ai vu le métier de l'intérieur et maintenant je le vois comme historien.
Et donc j'anime des voyages avec des Transsibérien spéciaux, je pars prochainement pour l'Afrique du Sud avec le Rovos Rail qui est un train extra-ordinaire, le Transcanadien et si vous vous promenez chez moi vous verrez des affiches ferroviaires
D'abord dans le train il faut se parler, on ne parle pas en avion et j'adore les rencontre ferroviaires et j'en ai fait des fantastiques.
Les mille et une passions de Jean des Cars, votre actualité dans un tout autre registre aux éditions Perrin, « Le sceptre et le sang ».
Philippe Chauveau :
Bonjour, Jean des Cars, merci de nous accueillir chez vous, devant cette bibliothèque qui fait rêver. J'imagine que c'est votre lieu de travail, c'est ici que vous trouvez l'inspiration, que vous fouillez pour trouver les sujets de vos prochain livres ?
Jean des Cars :
Alors les sujets je les trouve dans l'actualité ou dans mes recherches historiques mais je ne pourrait pas travailler dans un endroit où il n'y est pas le papier. Le papier sous forme de livres, sous forme de journaux, de dossiers, d'archives.
C'est ma matière, mon oxygène. Ce qui ne veux pas dire que je suis contre les techniques actuelles, la preuve je suis avec vous, mais à conditions qu'elles reviennent ou qu'elles partent de l'écrit ou l'accompagne. Et je m'astreint chaque jour à écrire une lettre au stylo à plume.
Philippe Chauveau :
Le livre, l'écriture, c'est un univers dans lequel vous avez baigné depuis votre plus tendre enfance ?
Jean des Cars :
Oui, parce que mon père, Guy des Cars était vraiment un homme de plume, au sens propre car je le voyais écrire avec une plume à l'ancienne dans les années 50.
Philippe Chauveau :
Quels souvenirs gardez-vous de votre père, lorsque vous l'accompagniez à sa table de travail et comment essayez-vous de faire vivre son œuvre et sa notoriété ?
Jean des Cars :
Je garde le souvenir d'un homme très impressionnant qui se battait avec les lettres, avec les mots comme le lui avait dit Colette. Et qui travaillait seul, un journal du soir l'a accusé d'avoir des nègres. Non, ce n'étais pas son genre, d'abord parce que son caractère n'aurait pas supporté
Il faisait toujours tout lui-même, c'était un lecteur passionné de faits divers et il partait toujours d'un point de départ réel.
Le vendredi soir, j'étais le plus heureux des fils parce que j'aillais avoir mon père pour moi. J'aillais le voir travailler, je poussais la porte, je l'entendais et il répétait ses textes et j'avais l'impression, toutes proportions gardées, que c'était Flaubert dans son gueuloir.
Et le dimanche soir quand j'ai eu l'age de comprendre, à maman et à moi il lisait ce qu'il avait écrit. J'ai beaucoup d'admiration pour lui, parce qu'il travaillait seul et avec ce vieux patronyme du Limousin il s'est trouvé un pseudonyme : Guy des Gares.
C'est lui qui l'a trouvé en 1962 au buffet de la Gare de Lyon, j'en suis témoin et ce ne sont pas les critiques coincées qui l'on trouvé, on lui en a voulu beaucoup. Alors là, je vais être très franc, en France on aime pas le succès, surtout quand il dure.
On adore les talents obscures, on adore découvrir les gens, que ce soit dans le théâtre, let j'en ai beaucoup souffert, et il n'y a pas longtemps un universitaire vient me voir lors d'une dédicace, et il me dit « Alors on a repris le commerce de papa ».
Je lui ai répondu, « pour votre information le commerce est devenu une grande surface ».
Philippe Chauveau :
Et alors ce goût pour l'Histoire, encore une fois ce sont les racines familiales qui sont revenues ?
Jean des Cars :
Si c'est le cas, c'est inconscient, mais en réalité c'est par la géographie que j'en suis venu à l'Histoire, d'ailleurs Napoléon disait il y a une chose qui ne change pas en Histoire, c'est la géographie. C'est en étant journaliste, envoyé spécial, au Japon, au Chili
Que je me suis aperçu que beaucoup de gens parlait de pays, de personnages sans en connaître l'histoire.
Philippe Chauveau :
Jean des Cars, vous avez une autre passion, qu'on va évoquer brièvement, mais ce sont les trains, vous avez fait un dictionnaire amoureux des trains, pourquoi cette fascination ? C'est à la fois le goût de la liberté et de l'Histoire ?
Jean des Cars :
Exactement, et puis Joseph Kessel avait raison quand il dit dans son roman « Wagon-lits en partant vers Riga », « le miracle est à l'intérieur de cette boîte vernie ». J'adore les trains de nuit et j'anime des voyages avec des trains aujourd'hui.
J'ose le dire, je fais parti des gens qui ont remis à la mode l'Orient-express. Pourquoi ? Parce que j'ai été conducteur des wagons-lits sur le Paris-Istanbul donc j'ai vu le métier de l'intérieur et maintenant je le vois comme historien.
Et donc j'anime des voyages avec des Transsibérien spéciaux, je pars prochainement pour l'Afrique du Sud avec le Rovos Rail qui est un train extra-ordinaire, le Transcanadien et si vous vous promenez chez moi vous verrez des affiches ferroviaires
D'abord dans le train il faut se parler, on ne parle pas en avion et j'adore les rencontre ferroviaires et j'en ai fait des fantastiques.
Philippe Chauveau :
Les mille et une passions de Jean des Cars, votre actualité dans un tout autre registre aux éditions Perrin, « Le sceptre et le sang ».
Jean des Cars
Le sceptre et le sang
Le livre 5'31Dans ce nouveau titre, Jean des Cars, on est en plein cœur de l'actualité en pleine commémoration du premier conflit mondial. Vous avez choisi de nous raconter cette période à travers les familles régnantes de l'Europe d'alors.
Ce qui est intéressant dans le livre c'est que vous nous parlez de ces familles avant, pendant et après le conflit, c'est un sujet qui n'avais jamais été abordé sous cet angle là.
Et bien vous êtes gentil de le remarquer, j'ose prétendre que ce livre n'existait pas. Lorsque j'ai vu la liste des commémorations de la Première Guerre mondiale il y a plus d'un an, parlant des mouvements des peuples, de la guerre des tranchées, des duels politiques...
On ne parlait pas des hommes et de quelques femmes qui étaient aux manettes, qui représentaient le sommet du pouvoir sacré avec des variations constitutionnelles. Mais qui sont ces gens dont on a pas raconté la vie et qui en plus était tous parents.
Donc première constatation, la Première Guerre mondiale est un gigantesque règlement de compte familiale. Ce qui m'a intéressé c'est de faire un récit chronologique, verticale et transversale par famille et par pays, le plus clair possible.
Avec des moments franchement comique et d'autres tragiques. Cette histoire parle d'une Europe qui se déchire, et est vue sous l'angle humain, privé et intime et alors je suis arrivé à la conclusion accablante que si Edouard VII le fils de Victoria était encore vivant
Après l'attentat de Sarajevo, il aurait fait la tournée de l'Europe comme un médiateur en disant « On se calme ». Parce qu'ils les connaissaient, il n'aimait pas trop Guillaume II mais il l'aurait calmé, il savait que Nicolas II était isolé dans son cocon familiale
A cause de la tragédie du Tsarévitch, il savait que le Roi d'Italie Victor-Emmanuel III n'étais pas ravi d'être allié à Vienne et à Berlin. Il savait tout, il n'arrêtait pas de bouger et était très fin diplomate, dépassant ses prérogatives constitutionnelles.
Jean des Cars, ce qui est impressionnant, au début la Première Guerre mondiale la plus part des États sont des monarchies, ces gens qui étaient de la même famille ont-ils manqué de discernement, où y avait-il derrière des personnes qui tiraient les ficelles ?
Vous avez raison, la France est une curiosité, elle est la seule République impliquée dans le conflit notamment par l'alliance Franco-Russe, alors selon les constitutions et les tempérament, il est certain que Guillaume II avait plus de pouvoir théâtrale que réel
Guillaume II est complexé par l'atrophie de son bras gauche, il change six fois d'uniforme par jour, il fait des entrées d'opéra. C'est pas forcément un belliqueux, c'est un fanfaron intelligent mais très brouillon et très vite c'est l'État-major qui prend en main les affaires.
Il est bien certains qu'à travers les télégrammes faussés, coupés, il y a des gens qui veulent en découdre, si on veut être objectif quand François-Joseph envoi un ultimatum à la Serbie pour avoir des explications concernant l'attentat sur son neveu et sa femme
Il y a 24 points dans l'ultimatum, 23 sont acceptés, le 24ème est refusé, la présence de policiers autrichiens dans la commission d'enquête, il y a donc des gens qui pour un point sont près à mettre le feu à la poudrière des Balkans comme disait Bismarck.
Et ce qui est intéressant c'est que dans les dernières pages vous nous parlez de ces monarchies d'après la guerre, certaines disparaissent de l'échiquier politique, d'autres vont être conforté et pour certaines famille le conflit va les ré-hausser.
Oui, ça a été le cas de l'héroïsme britannique alors que le Royaume-Uni y allait doucement, je crois que ce livre, je ne l'aurais pas écris si le monde communiste ne s'était pas effondré parce qu'on aurait dit que c'est un livre passéiste.
Ce qui m'intéresse c'est de voir tous ces gens et je reviens de Pologne, recherche leurs racines, interrogez les français, combien savent qu'un français Henry III a été Roi de Pologne, interrogez d'autres français combien savent qu'Anne de Kiev a été Reine de France.
Nous avons des racines énorme dans toute cette Europe, une Europe qui existait, mais on en parlait pas toute la journée.
Merci beaucoup Jean des Cars et merci pour ce livre passionnant, ça s'appelle « Le sceptre et le sang », c'est votre actualité et c'est aux éditions Perrin.
Philippe Chauveau :
Dans ce nouveau titre, Jean des Cars, on est en plein cœur de l'actualité en pleine commémoration du premier conflit mondial. Vous avez choisi de nous raconter cette période à travers les familles régnantes de l'Europe d'alors.
Ce qui est intéressant dans le livre c'est que vous nous parlez de ces familles avant, pendant et après le conflit, c'est un sujet qui n'avais jamais été abordé sous cet angle là.
Jean des Cars :
Et bien vous êtes gentil de le remarquer, j'ose prétendre que ce livre n'existait pas. Lorsque j'ai vu la liste des commémorations de la Première Guerre mondiale il y a plus d'un an, parlant des mouvements des peuples, de la guerre des tranchées, des duels politiques...
On ne parlait pas des hommes et de quelques femmes qui étaient aux manettes, qui représentaient le sommet du pouvoir sacré avec des variations constitutionnelles. Mais qui sont ces gens dont on a pas raconté la vie et qui en plus était tous parents.
Donc première constatation, la Première Guerre mondiale est un gigantesque règlement de compte familiale. Ce qui m'a intéressé c'est de faire un récit chronologique, verticale et transversale par famille et par pays, le plus clair possible.
Avec des moments franchement comique et d'autres tragiques. Cette histoire parle d'une Europe qui se déchire, et est vue sous l'angle humain, privé et intime et alors je suis arrivé à la conclusion accablante que si Edouard VII le fils de Victoria était encore vivant
Après l'attentat de Sarajevo, il aurait fait la tournée de l'Europe comme un médiateur en disant « On se calme ». Parce qu'ils les connaissaient, il n'aimait pas trop Guillaume II mais il l'aurait calmé, il savait que Nicolas II était isolé dans son cocon familiale
A cause de la tragédie du Tsarévitch, il savait que le Roi d'Italie Victor-Emmanuel III n'étais pas ravi d'être allié à Vienne et à Berlin. Il savait tout, il n'arrêtait pas de bouger et était très fin diplomate, dépassant ses prérogatives constitutionnelles.
Philippe Chauveau :
Jean des Cars, ce qui est impressionnant, au début la Première Guerre mondiale la plus part des États sont des monarchies, ces gens qui étaient de la même famille ont-ils manqué de discernement, où y avait-il derrière des personnes qui tiraient les ficelles ?
Jean des Cars :
Vous avez raison, la France est une curiosité, elle est la seule République impliquée dans le conflit notamment par l'alliance Franco-Russe, alors selon les constitutions et les tempérament, il est certain que Guillaume II avait plus de pouvoir théâtrale que réel
Guillaume II est complexé par l'atrophie de son bras gauche, il change six fois d'uniforme par jour, il fait des entrées d'opéra. C'est pas forcément un belliqueux, c'est un fanfaron intelligent mais très brouillon et très vite c'est l'État-major qui prend en main les affaires.
Il est bien certains qu'à travers les télégrammes faussés, coupés, il y a des gens qui veulent en découdre, si on veut être objectif quand François-Joseph envoi un ultimatum à la Serbie pour avoir des explications concernant l'attentat sur son neveu et sa femme
Il y a 24 points dans l'ultimatum, 23 sont acceptés, le 24ème est refusé, la présence de policiers autrichiens dans la commission d'enquête, il y a donc des gens qui pour un point sont près à mettre le feu à la poudrière des Balkans comme disait Bismarck.
Philippe Chauveau :
Et ce qui est intéressant c'est que dans les dernières pages vous nous parlez de ces monarchies d'après la guerre, certaines disparaissent de l'échiquier politique, d'autres vont être conforté et pour certaines famille le conflit va les ré-hausser.
Jean des Cars :
Oui, ça a été le cas de l'héroïsme britannique alors que le Royaume-Uni y allait doucement, je crois que ce livre, je ne l'aurais pas écris si le monde communiste ne c'était pas effondré parce qu'on aurait dit que c'est un livre passéiste.
Ce qui m'intéresse c'est de voir tous ces gens et je reviens de Pologne, recherche leurs racines, interrogez les français, combien savent qu'un français Henry III a été Roi de Pologne, interrogez d'autres français combien savent qu'Anne de Kiev a été Reine de France.
Nous avons des racines énorme dans toute cette Europe, une Europe qui existait, mais on en parlait pas toute la journée.
Philippe Chauveau :
Merci beaucoup Jean des Cars et merci pour ce livre passionnant, ça s'appelle « Le sceptre et le sang », c'est votre actualité et c'est aux éditions Perrin.